par Aurélien Citoleux
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OEUVRES SUR PAPIER
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Dimanche 9 septembre 2007
feutre sur papier
HANNIBAL VS ROMAN SOLDIERS (black felt-tip on paper)
par Aurélien Citoleux
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OEUVRES SUR PAPIER
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Dimanche 9 septembre 2007

feutre sur papier
HANNIBAL IN FRONT OF
ROMAN LEGIONS.felt tip on paper
par Aurélien Citoleux
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OEUVRES SUR PAPIER
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Dimanche 9 septembre 2007
ACRYLIQUE SUR TOILE,50x61cm
"THE ROAD" ,acrylic on canvas
par Aurélien Citoleux
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ACRYLIQUE SUR TOILE
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"Il est vrai que la forme souvent
s'accorde peu à l'intention de l'art,
parce que la matière est sourde à lui répondre".
DANTE (chant 1 du Paradis)
Par "figuration supramorphologique" que
l'on peut synthétiser sous le terme plus simple de "supramorphisme" (néologisme dont je suis l'auteur exclusif), la racine
supra évoquant la dimension transcendantale en tant que synthèse de l'expérience ,la désinence "morphologique"renvoyant de façon simple à la forme dans sa dimension
"extra-ordinaire".
-La forme académique, procède pour l'essentiel d' une orchestration de l'espace par le biais de canons que sont les patrons géométriques (cercles
,carrés,points,...).la peinture occidentale(laissons de côté l'arabesque) a toujours procèdé de la sorte .A la Renaissance les patrons sont dissimulés sous la notion arbitrale
du nombre d'or.Plus récemment le Cubisme, puis le Purisme (le modulor du Corbusier),ainsi que l'art abstrait à ses balbutiements européens (Delaunay,kandinsky etc..) ont recouru de façon
"ultralisible" à de tels patrons allant jusqu'à leur représentation univoque sur la toile(le cercle ,le carré sont représentésen tant que tels). Le but étant l'harmonie symbolisée selon
l'évolution esthétique du temps soit par la notion de symétrie(le nombre d'or) , soit par celle de dissymétrie voir d'une asymétrie,savamment calculées (dans le
cas du cubisme).Via ces recherches d'ordre harmonique la peinture était en quête avant toute chose d'un équilibre ou selon d'un chaos conceptualisé.L'impressionisme, le
fauvisme, ainsi que l'expressionisme abstrait par un emploi toujours plus optimal de la couleur furent autant de tentatives de suggestion de la forme par le biais
de celle ci, prophétisant une relégation définitive du dessin.
La forme du sujet pouvant être exprimée selon 2 procédés que l'on combine ou que l'on exclut l'un, l'autre:
-importance du dessin (les classiques)
-prévalence de la couleur (les modernes).
-Par "supramorphisme"(sur le plan strictement TECHNIQUE) j'entends souligner la prévalence de la forme plastique obtenue selon le rendement
de la matière sur celle procédant de la couleur et du dessin.
La notion de morphologie renvoie au "monstrueux" naturel, aux difformités quasi invisibles de la nature.Ce qui stimule mon travail ce sont les micro-incidents de la forme
,ainsi que les aspérités du sujet que le peintre se doit de représenter sous une forme gémellaire avec les médiums qui sont les siens.La peinture doit par mimétisme tendre vers une
imitation de la densité du réel (via le modelé). La suggestion de la forme sur la toile contrairement à ce qui fut toujours admis , ne relève point exclusivement soit du dessin
ou de la couleur ou d'une combinaison des deux.La distribution de la matière joue un rôle primordial en tant qu' évocation formelle (jeux de vide /plein,abscence/lisibilité).La matière
accumulée sur le support, les accrétions déposées çà et là sur le support sont susceptibles de rendre mieux compte à mon sens, de la sensation de"présence" ou "d' absence"du
sujet .La matière constitue une synthèse des effets conjugués du dessin et de la couleur.A ce titre l'on peut accumuler la matière picturale dans un ciel quitte à exécuter
des roches par sfumato ce qui de prime abord pourra sembler une inversion d'avec le réel par trop iconoclaste (" ciel pictomorphe": cf ci dessous détail du ciel
du tableau la Cinétique du tholonet ).

La seul terrain ou le tableau puisse valablement défier le sujet qu'il prétend "retranscrire" est celui de la matière qui par accumulation tend vers le sculptural donc vers la tridimensionalité.A ce titre l'oeuvre détient une autonomie (existence) propre et singulière par rapport au modèle.
Le but recherché étant de traduire la densité physique du sujet sur la surface picturale.
La forme n'atteignant sa plénitude que
par le biais des jeux de densités.
-Tout référent (chaise ,table, pomme) possède une ductilité ( élasticité) si je puis m'exprimer ainsi, dont l'imagination doit tester les
potentialités expressives dans les limites du vraisemblable, sous peine de rompre tout lien avec le visible (un nez ne peut en aucun cas sous peine d'explication
littéraire être signifié par une nuée de points hasardeusement éparpillés sur le papier). Les accumulations permettent d'atteindre une certaine forme d'abstraction sans perdre
de vue le "référent".Le supramorphisme" est une sorte de purgatoire plastique jouant le rôle d'interface entre " le langage figuratif " qui
seul peut valablement prétendre à en remplir les fonctions communicatives et les signaux abstraits (abscence du référent).La narration qu'on le veuille ou non demeurant à cet
égard essentielle.
- Sur le plan de l'esthétique il s'agit d'exprimer la forme originelle supposée de la nature.Les arbres" foetus",les roches "champignon" ainsi que les arbres "cible"(ci
dessous) sont autant de tentatives afin de saisir cette antériorité organique du spectacle naturel.( véritable heuristique d'un environnement primitif).Le but
étant d'exploiter au maximum les preuves les plus infinitésimales d'une virginité à jamais révolue.L'imagination jouant un rôle primordial dans cet effort de
"reconstitution" du " de ce qui fut mais n'est plus".

r
Arbre cible
:détail roche
champignon : détail
-la pictomorphie.Cette notion purement inventive recèle 2 réalités qu'il
convient de développer. Ce néologisme évoque à la fois "le point en tant que forme" et le point considéré dans sa dimension picturale.La racine "picto" signifiant à la fois
-le point
- et le pictural.
Sous ce vocable un peu particulier j'entends de la sorte baptiser certaines régions du tableau assimilables à une sorte de "crépi".Le crépi (région pictomorphe),étant la concrétisation du
point dans sa tridimensionalité.Les régions ainsi traitées bénéficient d'une "prégnance" remarquable.La matière par le biais d'une forme d'ensemble crenelée semble mimer littéralement
le comportement et les jeux de lumière sur le support. voir ci dessous
région pictomorphe
par Aurélien Citoleux
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CRITIQUE D'ART
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