PEINTRE MARSEILLAIS
EXPOSITIONS PERMANENTES :
La Renaissance du meuble Nice
EXPOSITIONS PERMANENTES :
La Renaissance du meuble Nice
"Il est vrai que la forme souvent
s'accorde peu à l'intention de l'art,
parce que la matière est sourde à lui répondre".
DANTE (chant 1 du Paradis)
Par "figuration supramorphologique (néologisme dont je suis l'auteur exclusif), la racine supra évoquant la
dimension transcendantale en tant que synthèse de l'expérience ,la désinence "morphologique"renvoyant de façon simple à la forme dans sa dimension "extra-ordinaire".
-La forme pour l'académie (qu'elle soit abstraite/ figurative), procède exclusivement d' une orchestration de l'espace par le biais de canons que sont les
patrons géométriques (cercles ,carrés,points,...) .Dès la Renaissance ces derniers sont dissimulés sous la notion arbitrale du nombre d'or.Plus récemment le Cubisme, puis le
Purisme (avec le modulor du Corbusier),ainsi que l'art abstrait à ses balbutiements européens (Delaunay,kandinsky etc..) ont recouru de façon "ultralisible" à de tels patrons allant
jusqu'à leur représentation univoque sur la toile(le cercle ,le carré sont représentés en tant que tels). Le but étant l'harmonie établie selon l'évolution esthétique du temps
soit par la notion de symétrie(le nombre d'or) , soit par celle de dissymétrie voir d'une asymétrie,savamment calculées (dans le cas du cubisme).Via ces recherches
la peinture était en quête avant toute chose d'un équilibre ou selon d'un chaos conceptuel.L'impressionisme, le fauvisme, ainsi que l'expressionisme abstrait par un
emploi toujours plus optimal de la couleur furent autant de tentatives de suggestion de la forme par le biais de celle ci, prophétisant une relégation définitive du
dessin.
La forme du sujet pouvant être établie selon 2 procédés que l'on combine ou que l'on exclut l'un de l'autre:
-importance du dessin (pour les classiques)
-prévalence de la couleur (pour les modernes).
-Par "supramorphologie"(sur le plan strictement TECHNIQUE)
j'entends souligner la prévalence de la forme plastique obtenue selon le rendement de la matière sur celle procédant de la couleur et du dessin.
La désinence morphisme / "monstrueux", renvoie aux difformités intimes de la nature.Ce qui stimule mon travail ce sont les micro-incidents de la forme, les
aspérités du sujet que le peintre se doit de représenter sous une forme jumelle au naturel par le biais des médiums qui sont les siens.La peinture doit par mimétisme tendre
vers une imitation de la densité du réel (via le modelé). La suggestion de la forme sur la toile contrairement à ce qui fut toujours admis , ne relève point exclusivement soit
du dessin ou de la couleur ou d'une combinaison des deux.
La distribution de la matière joue un rôle primordial en tant qu' évocation formelle (jeux de vide /plein,absence/lisibilité).La matière accumulée sur le support, les
accrétions déposées çà et là sont susceptibles de rendre mieux compte à mon sens, de la sensation de"présence" ou "d' absence"du sujet .La matière constitue une
synthèse des effets conjugués du dessin et de la couleur.A ce titre l'on peut accumuler la matière picturale dans un ciel (concrétion) quitte à exécuter des roches
par sfumato (fluidité) ce qui de prime abord pourra sembler une inversion d'avec le réel par trop iconoclaste
" ciel pictomorphe": ci dessous détail du ciel du tableau la Cinétique du tholonet .
réalité supramorphologie
(imaginaire)
↓
↓
| ciel=fluide | ciel=dense(pâte) |
| roche=dense | roche=fluide(sfumato) |
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